Samedi 25 juillet 2009
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Tout citoyen est en droit de s’interroger sur la pertinence d’organiser une élection municipale partielle en période de vacances scolaires et particulièrement un premier tour le week-end du 14
juillet.
Cette élection partielle est intéressante à plusieurs titres. Tout d’abord elle témoigne d’une étape importante de la recomposition du paysage politique français depuis les dernières élections
présidentielles. Tout le monde s’accorde à reconnaître que Nicolas SARKOZY a profondément réorganiser la droite avec l’UMP afin d’en faire un outil pour la conquête du pouvoir. Par ailleurs, les
autres principaux candidats aux élections présidentielles de 2002 et de 2007 – les candidats sociales Lionel JOSPIN et Ségolène ROYAL et François BAYROU ont bien du mal à structurer une
opposition à l’actuel chef de l’Etat et chef du parti de droite.
L’élection partielle d’Aix-en-Provence des 12 et 19 juillet 2009 a permis d’amorcer une étape dans cette perspective avec la création d’une liste PS–MoDem–Verts conduite par Alexandre MEDVEDOWSKY
et François-Xavier de PERRETTI face à la Maire sortante Maryse JOISSAINS dont l’élection municipale des 9 et 16 mars 2008 avait été annulé à la suite de propos et d'insinuations "d'une gravité
inadmissible" durant la campagne, qui ont « pu fausser les résultats ».
Au-delà de la recomposition de la politique nationale, il est à noter un fait majeur.
Si cette élection qui s’est jouée à 187 voix pour une ville de 100 000 habitants n’a pas profité à la liste PS–MoDem–Verts conduite par Alexandre MEDVEDOWSKY et François-Xavier de PERRETTI s’est
en grande partie à cause de l’attitude des communistes et du Front de Gauche de M.MELANCHON qui appelé dans le cadre du second tour à l’abstention. Cette attitude a permis à la candidate UMP,
pourtant très critiquée, de gagner cette élection. Il convient donc de méditer sur cette posture politique des communistes et du front de gauche qui profite à l’UMP au détriment de tous les
électeurs de gauche. Le parti socialiste peut-il encore compter sur un allié communiste qui le torpille ouvertement dans l’une des plus grandes villes de France ? Le parti socialiste doit
s’interroger notamment dans le cadre des élections régionales de mars 2010.
A Champigny, la majorité municipale a-t-elle encore un sens entre des communistes virant vers l’extrême gauche et des socialistes qui n’osent pas exister, à quand une recomposition politique
locale libre à l’image de ce qui s’est passé à Aix-en-Provence ?
Par Laurent JEANNE
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Publié dans : Champigny
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