Samedi 4 juillet 2009
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Depuis le 1er juillet 2009, la TVA dans le secteur de la restauration est passée de 19,6% à
5,5%.
Bonne nouvelle pour les consommateurs selon les uns, mesure inadaptée pour les autres qui coute entre 2,5 et 3 milliards d'euros aux finances publiques. Cette mesure promise par Jacques CHIRAC
lors des élections présidentielles de 2002 trouve enfin son application.
Bien que tout individu devrait se satisfaire de la mise en place d'une promesse de campagne, il convient d'expliquer pourquoi cette promesse avait été faite en son temps. A l'époque, les
politiques s'étaient emparés de cette question, pour répondre aux demandes des syndicats patronaux qui se plaignaient des difficultés à trouver du personnel et donc demandaient une baisse de TVA
afin d'augmenter les salaires et embaucher.
7 ans plus tard les études sectorielles estiment entre 15 et 40 000 le nombre de créations d'emploi possibles en un an. Il conviendra de regarder dans un à deux ans la pertinence des chiffres
avancés.
Pour autant le coût de cette mesure en période de crise de nos finances publiques ne cesse d'alimenter le débat, comme le note le rapporteur général du budget Gilles CARREZ. De plus, cette mesure
sera financée par tous les français pour ne profiter qu'à ceux qui ont les moyens de se rendre au restaurant.
La politique n'est pas une chose simple, il ne suffit pas de mettre en oeuvre des promesses qui semblent sympathiques, encore faut-il juger de leur pertinence!
Par Laurent JEANNE
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Publié dans : Economie
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