Dimanche 7 février 2010
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A l’heure où le débat voulu par le chef de l’Etat sur l’identité
nationale se résume à un débat pour ou contre les minarets, voir pour certains pour ou contre l’islam. Aucun campinois n’est dupe sur la manœuvre politique à quelques semaines des élections
régionales.
Ce type de débat ne doit pas être tabou. Mais il aurait été intéressant de créer les conditions d’un débat apaisé, déconnecté à tout enjeu électoral.
Un tel débat aurait permis de définir ce qui nous fait vivre ensemble avec nos différences. La notion de nationalité est apparue avec la république pendant la révolution française au moment où
notre pays a choisi ses valeurs : «Liberté, Egalité, Fraternité».
Parce que notre ville est riche de 47 origines, d’une grande diversité sociologique, d’une diversité religieuse (catholique, protestante, juive, musulmane, bouddhiste), Champigny est emblématique
de notre pacte républicain lié à l’intégration. Certes l’Etat ne parvient pas à assurer une véritable égalité des chances pour les enfants de tous les quartiers.
Les chances de réussir ne sont les mêmes que l’on vive au Bois l’Abbé ou à Neuilly-sur-Seine. Moins de 50% des enfants du collège Elsa Triolet au Bois l’Abbé intègre un lycée contre plus de 95% à
Neuilly-sur-Seine.
Mais la république avec l’éducation nationale et ses enseignants tentent au quotidien d’atténuer ce déséquilibre social.
Il est donc nécessaire de définir ce qu’est notre identité locale. Pour moi, né à Champigny, c’est comprendre l’enrichissement des cultures qui composent la diversité de notre société, que l’on
soit d’origine auvergnate ou maghrébine. C’est savoir que Champigny fait partie de la région parisienne avec Paris, capitale internationale d’une richesse exceptionnelle. Cette identité, c’est
notre histoire locale partie intégrante de notre identité française.
Le projet de société, qui devrait être le fil conducteur du débat sur l’identité nationale, c’est le projet que nous devons construire au quotidien pour Champigny. Nous devons concevoir un projet
de rassemblement de nos histoires individuelles, de nos origines géographiques, de nos cultures et surtout de nos valeurs communes.
Ce projet doit s’écarter des extrêmes contestataires de gauche et de droite. Ce projet doit unir les sensibilités politiques de la gauche socialiste qui pense, du centre rassembleur, des
écologistes constructifs et de la droite qui réfléchit.